CRITICAL TEXTS

Conversation avec Jean Pierre Montier
Texte paru In Catalogue d’exposition «Les Petits(Grégo)Riens». Saint Grégoire. 2014
 
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Jean-Pierre Montier enseigne à l’Université Rennes 2.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’art et la littérature


« Bénédicte Klène se définit comme chroni-croqueuse.
Le papier et le dessin sont toujours au centre de son processus créatif.
La série Les Petits Riens est réalisée sur des carnets de croquis de voyage que l’artiste a longtemps tenus secrets. Le dessin y tient son double rôle de mémorial et d’intermédiaire.

Mémorial en ce qu’il capte des instants définitivement révolus et permet d’en garder une trace potentiellement réactivable.
Intermédiaire en ce qu’il sert de point de passage dans la constitution d’œuvres moins intimistes: peintures, performances ou, plus simplement, mise en scène des carnets de croquis…
Mouvement pendulaire incessant entre les dimensions publique et intime, en évitant l’écueil de l’exhibitionnisme… Métaphore limpide du rôle du créateur en tant que passeur de messages et/ou d’émotions ».

Louis Doucet
(In catalogue Mac Paris, 2014-2015) English Version : Click here


LES PETITS RIENS DE BENEDICTE KLENE

« Dans le cadre des Ateliers Portes Ouvertes (du 13 au 15 décembre 2013), Bénédicte Klène a ouvert son bel atelier aux passants, curieux et amateurs .
Dans cet espace lumineux, les Petits Riens, en multitude, s’exposent avec toute leur finesse et précision.
Des dizaines de carnets de moleskine noire, datés et numérotés, retracent des moments, des scènes, des souvenirs, des spectacles de la vie, du tout et du «rien» du quotidien. Chacun de ces carnets de voyages / carnets de croquis se déploie à l’horizontale quand on l’ouvre, comme certains vieux manuscrits japonais, particularité du format Leporello (nom évoquant la liste des conquêtes de Don Juan, si longue qu’elle était déroulée en accordéon…).
Alors, quand on ouvre un carnet, surgit en suite, recto verso, la multitude des dessins en noir et blanc qu’il contient, nuancés de couleurs pastel, dans leur déroulement chronologique de fabrication, comme dans un récit de vie où les épisodes s’enchaînent, mais sans ordre apparemment logique.
C’est foisonnant, précis, drôle ou tragique, anecdotique ou fondamental et très personnel. Encre et papier s’expriment dans ce vrai projet plastique. Et pour «faire oeuvre» de ses Petits Riens, Bénédicte les met en scène, les présente, les expose, les imprime, en placarde des murs…pour notre plaisir ».

Jannick Broyelle
L’écho du Thabor. N°11- Mai 2014. Extraits page 7


« Bénédicte Klène est une artiste expérimentée, ses oeuvres peuvent prendre des aspects multiples aux dimensions parfois importantes mais c’est surtout sa vision personnelle et quotidienne sous forme de croquis monochromes qui retient ici notre attention.
Hors du temps, loin de la technologie, tel ces dessinateurs qui accompagnèrent Bonaparte en Egypte ou comme un reporter toujours prêt à saisir l’instant unique, elle ne sort jamais sans son petit carnet, une plume et de l’encre sépia.
Chroniqueuse de l’éphémère, d’un trait léger, souple et enlevé mais aussi suffsamment précis, elle conserve pour nous ces « Petits Riens » pour que nous puissions ressentir pleinement ce qu’elle a vu, vécu et souhaite nous faire partager. (…)
Que serait-il resté de cet instant ? (…) Un souvenir diffus ?
Bénédicte Klène l’a retenu pour nous avec discrétion et sensibilité. Une fois de plus, elle pousse l’élégance à nous laisser libres d’imaginer ce que nous voulons retenir : ces petits détails intmes qui rendent précieuses nos vies ».

JMT / 2013
Extrait d’« Ombres dansées »
Par Jean Marie Troillard, critique d’art
Article paru sur le site de  « La Tribu des artistes  » ( Hamelin-Brands Canson)

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