BIOGRAPHY

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ARTICLES

« Ombres dansées »
Jean Marie Troillard, critique d’art a écrit plusieurs articles sur les artistes présentés sur le site de « La Tribu des artistes  » ( Hamelin-Brands Canson)
« Une saison au Pôle Sud »
Dominique Grelier, directeur du Centre culturel Pôle Sud, à Chartes de Bretagne et Fabienne Thual, médiatrice culturelle
« Conversation »
Jean-Pierre Montier, enseignant à l’Université de Rennes 2, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’art, la photographie et la littérature.

POINTS OF REFERENCES

Leporello

L’origine du mot vient du nom de Leporello , valet de Don Juan qui présente à Donna Elvira la longue liste des conquêtes de son maître, pliée en accordéon, dans le premier acte de l’opéra Don Giovanni de Mozart (Air « Madamina, il catalogo è questo », trad. « une affaire d’importance »

Alberto Giacometti

« Oh ! L’envie de faire des images (…) un peu partout, où la vie m’amènerait, la seule possibilité de ce crayon lithographique, ni la peinture, ni le dessin, ce crayon le seul moyen pour faire vite, l’impossibilité de revenir dessus, d’effacer, de gommer, de recommencer…

Je me suis vu, impatient d’y être, dessinant au plus vite tout ce qui frapperait mon regard et cela partout et dans toute la ville qui devenait soudainement un immense inconnu à courir et à découvrir, cette richesse illimitée”

In « Paris sans fin », Tériade, 1969.

Jorge Luis Borges

« Un homme fait le projet de dessiner le Monde.Les années passent : il peuple une surface d’images de provinces, de royaumes, de montagnes, de golfes, de navires, d’îles, de poissons, de maisons, d’instruments, d’astres, de chevaux, de gens. Peu avant sa mort, il s’aperçoit que ce patient labyrinthe n’est rien d’autre que son portrait »

Pierre Bonnard

« L’oeuvre d’art, un arrêt du temps »

Henri Michaux

LE DESSIN
« Trait hors des chemins, sûr de son chemin, qu’avec nul autre on ne saurait confondre »

Paul Valéry

« Il y a une immense différence entre voir une chose  sans le crayon à la main et la voir en la dessinant. Ou plutôt, ce sont deux choses bien différentes que l’on voit. Même l’objet le plus familier à nos yeux devient tout autre si l’on s’applique à le dessiner : on s’aperçoit qu’on l’ignorait, qu’on ne l’avait jamais véritablement vu.

(…) Il se peut que le dessin soit la plus obsédante tentation de l’esprit… Les choses nous regardent. Le monde visible est un excitant perpétuel : tout réveille ou nourrit l’instinct de s’approprier la figure ou le modelé de la chose que construit le regard » (« la chose que construit le regard », l’une des plus belles définitions du dessin).

(…) Je ne puis préciser ma perception d’une chose sans la dessiner virtuellement, et je ne puis dessiner cette chose sans une attention volontaire qui transforme remarquablement ce que d’abord j’avais cru percevoir et bien connaître. Je m’avise que je ne connaissais pas ce que je connaissais : le nez de ma meilleure amie…

Edgar Degas, Danse, Dessin, p.63-101-117. Extrait de «Trait hors des chemins », Carnet de notes n°1, Musée de Valence, 1995, R. Bacou p.13.